Une crise peut en cacher une autre

Une crise peut en cacher une autre


Elle est brutale et soudaine. Et s’il est possible de l’anticiper, il est très difficile d’imaginer ses impacts directs et indirects. Si elle n’est pas appréhendée avec beaucoup d’humilité et de méthodologie, elle peut terrasser les plus grands. Elle, c’est la crise


 

Les crises sont sous-jacentes, tapies dans l’ombre et prêtes à surgir à tout moment. Elles peuvent avoir plusieurs visages : elles peuvent être financières et systémiques, elles peuvent être la résultante d’un incident, d’un accident, d’une parole malheureuse ou bien encore d’actions malveillantes. Elles peuvent être aussi sanitaires ou alimentaires.

Les crises peuvent sans aucune distinction atteindre tous les secteurs de l’économie, les très petites entreprises comme les plus puissantes, mais aussi tout un chacun sans aucune distinction.

Le monde de l’entreprise est tout particulièrement sujet aux crises. L’affaire Kerviel à la Société Générale, la crise de la vache folle qui a impacté une filière entière, la crise des otages du groupe GDF Suez ou ceux d’Areva, la crise de BP après l’explosion de sa plateforme en Louisiane, l’Erika, ne sont là que quelques exemples parmi beaucoup d’autres.

Plus récemment, le décès tragique du Président du groupe Total, Christophe de Margerie, aurait entraîné une chute vertigineuse du cours de l’action il y a encore quelques années. Et bien, il n’en a rien été. Outre l’incommensurable crise sur un plan humain, le groupe Total a fait preuve d’une réactivité exemplaire dans sa communication et dans l’accompagnement de ses collaborateurs. Le groupe Total a su démontrer aux « marchés » que cet accident et la disparition de son PDG n’affaibliraient pas le groupe. Les nominations de Thierry Desmarest, figure emblématique du groupe pétrolier, en qualité de Président non exécutif, et de Patrick Pouyanné, en tant que directeur général, ont rassuré.

Faire face à une crise, et ce quelle que soit son intensité, ne s’improvise pas. Telle une nouvelle « partie » qui s’engage, chacune des personnes qui auront la charge de gérer ce type de situation doit connaître parfaitement son rôle et les missions qui lui seront affectées. Une crise est stressante, pesante… Il est par conséquent plus que nécessaire que les différentes actions qui seront mises en œuvre soient fluides.

Le moment venu, il ne sera pas question de se poser la question de qui prendra la parole, du lieu où les points presse seront organisés, de la stratégie de communication en interne et en externe, ou bien de se lancer dans de vastes débats pour savoir s’il faut adopter telles ou telles stratégies face aux autorités et aux différents publics concernés.

Les premiers remparts à une crise sont principalement : une capacité de réaction instantanée, une capacité à avoir pu imaginer l’inimaginable, mais aussi une capacité de sentir et ressentir les choses et de replacer les évènements dans leur contexte.

Comme vous l’aurez compris, l’objectif est de circonscrire le plus rapidement possible la crise afin d’éviter qu’elle ne se propage et prenne une envergure telle qu’elle sera difficilement maîtrisable. Néanmoins, dans cette approche, il faudra veiller à ne pas jouer aux apprentis sorciers. Les parties prenantes et autres observateurs veulent voir et surtout ressentir de l’humilité et de l’honnêteté de la part des dirigeants ou des communicants de la société. Dans bien des cas, il est absolument improductif d’essayer de se déresponsabiliser en essayant de faire porter le « chapeau » à un tiers ou bien encore de minimiser la situation qui manifestement ne peut pas l’être. En effet, il ne faudrait pas que des tiers puissent imaginer que vous essayez d’étouffer purement et simplement la crise sans quoi le retour de flamme peut être très violent.

Appréhender une crise dans chacune de ses phases est un exercice très périlleux, car vous pouvez par vos actions redonner un second souffle, voire un troisième souffle à une crise. De plus, une crise peut bien souvent en cacher une autre, car notre attention est tellement attirée par ce qui se déroule sous nos yeux que nous ne sommes même plus vigilants à l’évolution de notre environnement. Enfin, en période de crise et dans un monde des affaires hyperconcurrentiel, vous serez en droit de vous demander d’où viennent les coups les plus bas qui vous seront portés.

Si toutes les mesures doivent être déployés pour vous prémunir des risques que vous aurez pu identifier, vous devez toujours garder à l’esprit que ces risques pourront malgré tout se transformer en crise un jour ou l’autre.

Le terme crise est généralement un mot qui peut faire peur. Mais soyez assurés qu’une crise non maîtrisée fait bien plus peur encore…


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