La secte des assassins, une histoire qui se répète…

La secte des assassins, une histoire qui se répète…


La secte des assassins peut sans nul doute être considérée comme l’un des tout premiers groupuscules terroristes utilisant les meurtres comme arme politique.

La secte des assassins est fondée en 1090 par Hassan ibn al-Sabbah, un érudit de la ville de Qom (en Perse) originaire d’une famille traditionnelle chiite.


 

Hassan ibn al-Sabbah se fait convertir à l’ismaélisme, courant minoritaire de l’islam chiite qui prônait une lecture ésotérique du Coran. Par la suite, Hassan ibn al-Sabbah voyage dans l’Orient où il convertit un grand nombre d’adeptes. Puis, il revient en Perse pour y prêcher la parole ismaélienne.

Après avoir soutenu Nizâr (Nizar ben al-Mustansir), un imam en fuite, Hassan ibn al-Sabbah attire les foudres du Vizir et doit à son tour prendre la fuite. Avec ses fidèles, il prend alors le contrôle du fort d’Alamut (nid de l’aigle) où il y crée la secte des assassins.

Hassan ibn al-Sabbah, père fondateur de la secte, meurt en 1124. Mais ce n’est pas pour autant que la secte disparaît : des successeurs sont nommés et ce n’est qu’en 1258 que la secte sera terrassée, comme nous le verrons plus loin. Après sa mort, Hassan ibn al-Sabbah restera le chef spirituel de la secte.

Une secte hiérarchisée

La secte des assassins était dès sa création une secte résolument hiérarchisée, divisée en 6 classes :

  • les « daïs » : les docteurs en charge de convertir les infidèles à travers le monde oriental.
  • les « reficks » ou les compagnons : les initiés de la doctrine qui avaient en charge le commandement de la forteresse.
  • les « lassek » qui s’occupaient principalement du ravitaillement du camp.
  • les « mujib » : les novices qui suivaient l’éducation ismaélienne.
  • les glaives de la secte étaient tenus par les « fidaïs » (ceux qui se sacrifient) qui ne sont que des novices endoctrinés, fanatisés et prêts à se sacrifier.
  • Au sommet de l’organisation, on trouve le « grand maître » ou le « vieux de la montagne ».

Endoctrinement et discipline de fer

L’endoctrinement et la discipline formaient des rouages essentiels de la secte des assassins au même titre que les exercices physiques afin de préparer les adeptes de la secte au combat, au meurtre et à la défense de leur territoire.

Au sein de la forteresse d’Alamut située au sommet d’une montagne, la discipline est de fer et l’alcool y est définitivement banni sous peine d’être condamné à la peine capitale. C’est ainsi que Hassan ibn al-Sabbah fit exécuter son fils qui avait été dénoncé, semble-t-il, à tort, pour avoir consommé de l’alcool.

De plus, selon une légende, Hassan avait créé un jardin luxuriant décrit par Marco Polo comme une réplique du paradis. Après avoir été certainement drogués avec du haschisch, les disciples inconscients d’Hassan étaient emmenés dans ce lieu pendant quelques heures où ils étaient entourés de « houris », à savoir de jeunes femmes vierges présentes au paradis. Cette expérience mystique avait pour objectif de permettre à l’assassin d’entrevoir le paradis qu’il rejoindrait possiblement s’il venait à mourir dignement au combat.

La stratégie de la terreur

Le monde oriental comprend très vite que ce groupe de fanatiques est inattaquable, d’autant plus que ses membres, outre leur férocité, ne craignent pas la mort.

Semer la terreur faisait partie intégrante de la stratégie de la secte des assassins. Une fois une cible désignée aux « fidaïs », l’assassinat se devait d’être le plus spectaculaire possible et se dérouler de préférence en plein jour afin de générer un maximum de frayeur.

Pour atteindre leurs objectifs, les assassins pouvaient préparer leurs actions sur de longues périodes allant jusqu’à 2 ans. Le déguisement, la manipulation, la ruse étaient autant d’artifices utilisés par les « fidaïs » pour mener à bien leurs sinistres missions.

Enfin, pour asseoir leur hégémonie, la secte des assassins faisait connaître leurs actions, mais elle faisait aussi circuler un grand nombre de légendes dans le but de créer de nouvelles vocations, mais aussi afin d’effrayer plus encore leurs adversaires.

Le déclin

La puissance de la secte des assassins s’étendit sur un large territoire allant de la Méditerranée jusqu’au fond du Turkestan.

En 1258, la secte des assassins conduite par Rokneddin Kharchah, le septième successeur de Hassan ibn al-Sabbah, fut vaincue par les Mongols. Les adeptes de la secte des assassins furent alors chassés dans toute l’Asie et impitoyablement massacrés.

 

Finalement, l’Histoire se répète. Seuls les protagonistes changent…

 

 

“Assassin”

Assassin vient du mot pluriel « Hashishiyyin » qui veut dire ceux qui ont la foi.        

C’est en 1560 que le mot « assassin » est introduit en français.

 


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