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Terrorisme : une spirale infernale

13/05/2018 par Jean-Jacques RICHARD

 

CycloneLa stratégie de l’État islamique est véritablement machiavélique, car en revendiquant très rapidement l’attentat du quartier de l’Opéra à Paris, ils savent très bien les réactions en chaîne qu’ils généreront.

Un mort et des blessés vont comme toujours relancer les débats sur les mesures prises pour protéger les Français. Sur les plateaux des chaînes d’information en continu et autres radios, les politiques de la majorité et de l’opposition vont une fois de plus s’affronter.

Les uns mettront en avant les mesures sécuritaires et législatives mises en œuvre alors que les autres parleront de mesures inadaptées et de laxisme de la part d’un gouvernement qui ne sait pas protéger les Français.

Les plus virulents réclameront l’expulsion de tous les fichiers S étrangers et la mise sous surveillance humaine ou électronique de tous les autres.

Tous celles et ceux qui prendront la parole estimeront faire mieux et oublieront certainement que notre pays ne fait pas face au terrorisme islamiste depuis les attentats de 2015, mais réellement depuis décembre 1994 avec le détournement du vol Alger-Paris. Étant entendu qu’avant cela, nous avons eu à faire face à un terrorisme soutenu par des États pour faire pression sur la France et, de manière plus générale, l’Occident.

Cette violence aveugle, ces morts innocents, ces sommets sur le terrorisme, ces moyens humains et électroniques déployés, ces changements de gouvernement et d’orientation politique auraient dû, et depuis bien longtemps, mettre fin au terrorisme si cela était si simple. Mais la réalité est toute autre : nous sommes une démocratie, un pays de droit où l’expulsion ou l’incarcération d’un fiché S n’est pas possible, car la fiche S est un outil de surveillance et de renseignement et rien d’autre. Fort heureusement, très nombreux sont les fichés S qui n’ont jamais eu l’intention de basculer dans le terrorisme, et ce qu’ils soient hooligans, membres de l’extrême gauche ou radicalisés sur un plan religieux.

Face au terrorisme, parler d’inaction, c’est être aveugle et/ou de mauvaise foi. Car tous celles et ceux qui tiennent de tels propos savent pertinemment qu’il est pratiquement impossible d’endiguer une fois pour toutes de tels actes, pas plus qu’il n’est possible d’éviter les décès sur la route ou les catastrophes naturelles.

Depuis maintenant des années, nous sommes dans un tourbillon de violence qui ne faiblit et ne faiblira pas avant des années. Cette spirale est aujourd’hui portée par des islamistes dont la folie meurtrière est abjecte. Mais n’oublions pas que cette même folie a aussi été portée par des mouvements d’extrême droite ou d’extrême gauche et que cet état de fait pourrait revoir le jour à tout moment.

Aujourd’hui, la violence de ces fous de Dieu est avant toute chose pour eux un levier stratégique afin de faire bouger nos lignes de pensée ainsi qu’un outil afin de voir des partis politiques se déchirer, mais également, avant tout, un « formidable » instrument pour voir nos démocraties vaciller.

Dans un tel contexte, seule l’union politique peut faire face à ces déments, tout en sachant que la route vers une France et un monde sûrs sera encore très longue. Car, sur cette route, il ne fait aucun doute que nous aurons encore maintes occasions de rencontrer les nombreux visages de l’horreur.

 

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J’ai fondé HAXXOM pour pouvoir faire les choses autrement, pour apporter de l’innovation et une vision stratégique à la sûreté, un secteur encore obscur pour beaucoup… Je voulais, tout simplement et en toute humilité, participer à lui rendre ses lettres de noblesse afin qu’elle soit génératrice de valeur pour les entreprises.
Jean-Jacques RICHARD, président d’HAXXOM

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