Pick a color

Boxed/Wide

Boxed
Wide

Content width

1200
1040
960

Select headings font

Background (Boxed)

Sûreté aérienne : Les États-Unis en voie d’imposer de nouvelles mesures

28/05/2017  par Jean-Jacques RICHARD

 

tablette dans un aéroportEn 2006, suite à une tentative d’attentat avortée à l’aéroport d’Heathrow, les autorités en charge des aspects de sûreté aérienne – parmi lesquelles la commission européenne – interdisaient les liquides à bord des avions.

Depuis maintenant plus de 11 ans, tous les liquides embarqués en cabine doivent être placés dans une pochette plastique transparente et refermable, de dimensions 20×20 cm, et ne doivent pas avoir une contenance de plus de 100 ml par contenant. La contenance maximale par sachet ne doit pas être de plus d’1 litre.

La nourriture pour bébé et les médicaments sont eux aussi dûment contrôlés et ne sont acceptés en cabine que sous la seule condition que leur quantité corresponde aux seuls besoins du voyage.

Les produits achetés en « duty free » ou à bord de l’avion doivent quant à eux être placés dans des sacs scellés avec la facture visible.

 

Au tour des ordinateurs et tablettes

 

Le 21 mars 2017, les autorités américaines, suite à des renseignements « jugés crédibles », interdisaient le transport en cabine des ordinateurs portables, tablettes et plus généralement de tout appareil électronique supérieure à la taille d’un Smartphone. Cette nouvelle interdiction visait alors huit pays, à savoir la Turquie, la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Maroc.

Aujourd’hui (28 mai 2017), le secrétaire d’État américain à la sécurité intérieure, John Kelly, annonce sur la chaîne Fox News vouloir étendre cette mesure à d’autres pays, dont l’Union européenne. Pour John Kelly, Al-Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA) serait particulièrement active afin d’introduire des explosifs dans un avion via un équipement électronique.

Si John Kelly a annoncé cette mesure ce 28 mai, cela fait déjà plusieurs semaines que les autorités américaines mènent des échanges, notamment avec la Commission européenne, afin d’imposer cette mesure.

Des compagnies aériennes comme Air France ont déjà commencé à référencer des fournisseurs en matière de sûreté aérienne afin de pouvoir intégrer et gérer cette nouvelle mesure.

 

Un véritable casse-tête

 

Sur le plan de la sûreté aérienne le déploiement d’une telle mesure pour les compagnies aériennes sera un véritable casse-tête afin de s’assurer que de tels équipements ne seront pas embarqués en bagage cabine. De toute évidence, ces nouveaux contrôles entraîneront des délais encore supérieurs afin de pouvoir embarquer, des mécontentements et des tensions de toutes sortes.

Si le montant n’est pas encore arrêté par les États-Unis, il ne fait nul doute qu’une très forte amende (plusieurs milliers de dollars) serait adressée à toutes les compagnies aériennes qui auraient laissé des passagers embarqués avec un équipement électronique en bagage cabine.

Cet été, ce sont plus de 3 250 vols que les compagnies aériennes auront à gérer entre l’Union européenne et les États-Unis, autant dire que le casse-tête se transformera très vite en mal de tête.

 

Efficacité d’une telle mesure

 

Sur un plan technique, il ne fait absolument aucun doute qu’une telle menace existe : un ordinateur ou tout autre appareil électronique peut parfaitement renfermer une charge explosive active.

Néanmoins, si des terroristes veulent embarquer des explosifs à bord d’un aéronef, il leur suffira « tout simplement » de faire preuve d’imagination pour contourner cette nouvelle interdiction.

Une telle mesure supprimera un vecteur possible, mais en aucun cas tous les vecteurs, au premier rang desquels le passager lui-même, les personnels de piste…

 

Si vous avez aimé cet article, faites-le savoir et partagez-le.

quote-haut
J’ai fondé HAXXOM pour pouvoir faire les choses autrement, pour apporter de l’innovation et une vision stratégique à la sûreté, un secteur encore obscur pour beaucoup… Je voulais, tout simplement et en toute humilité, participer à lui rendre ses lettres de noblesse afin qu’elle soit génératrice de valeur pour les entreprises.
Jean-Jacques RICHARD, président d’HAXXOM

quote-bas

Abonnez-vous

Catégories