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La sûreté des voyageurs d’affaires

06/06/2017  par Jean-Jacques RICHARD

 

sûreté des voyageurs d'affairesLa mondialisation a entraîné de fait une augmentation croissante des voyages d’affaires ces dernières années. Mais, comme chacun le sait, voyager n’est pas sans risque, raison pour laquelle il est primordial de se préparer à voyager.

Selon le baromètre 2017 d’American Express Global Business Travel (GBT), les voyages d’affaires en Europe ont augmenté de 1 % en 2016 et devraient augmenter de 2,5 % en 2017. Confirmant une tendance observée en 2015, la « dimension » coût est en recul au profit de celui de la sécurité, la productivité et de la satisfaction des collaborateurs. Selon cette même enquête, les voyages d’affaires sont considérés de plus en plus comme essentiels au développement de l’entreprise. Cette perception est passée de 17 % en 2014 à 45 % en 2016.

 

Les facteurs de stress

 

Dans un monde de plus en plus troublé par des actes violents de plus en plus présents, la sécurité dans son sens le plus large constitue plus que jamais un vecteur essentiel de la satisfaction des clients internes de toute entreprise.

Néanmoins, une enquête FCM solutions de 2016 met en exergue que la source de stress la plus importante pour les voyageurs est de « Rater l’embarquement à l’aller ou au retour » dans 76 % des cas, loin devant le risque d’attentat avec 4 %.

Si ce risque d’attentat ne représente que 4 % des motifs de stress des voyageurs d’affaires en 2016, il est, hélas, plus que probable que ce chiffre augmentera de manière très significative dans les mois et années à venir.

 

La globalisation de la menace

 

Il y a encore peu de temps, le monde des voyages d’affaires concernant les aspects sécurité et sûreté était bipolaire. En effet, il y avait d’un côté les pays réputés à risques et de l’autre les pays réputés « safe ».

Aujourd’hui, la donne est totalement différente, car si les pays réputés « safe » le sont toujours du fait de leurs « structures et infrastructures », ils ne le sont plus systématiquement sur le plan de la sûreté et tout particulièrement face à la menace terroriste qui est aujourd’hui globalisée.

 

Se préparer à voyager

 

Depuis longtemps maintenant, les grands groupes ont des services spécialisés pour gérer ces aspects sécurité/sûreté pour leurs voyageurs d’affaires, ce qui n’est néanmoins pas le cas pour la grande majorité des entreprises en France.

Connaître les us et coutumes du pays, savoir choisir un hôtel, identifier les zones à risques en terme de sûreté, identifier les hôpitaux par spécialité, savoir comment réagir en cas de crise… sont autant de démarches simples et compliquées à la fois.

Simples parce qu’il va s’agir pour préparer un déplacement de collecter des informations qui seront pour la plupart identifiables sur internet. Compliquées parce qu’il s’agira dans un deuxième temps de croiser ces mêmes informations afin de s’assurer qu’elles sont toujours d’actualité. Les choses se compliquent un peu plus lorsque les informations pertinentes ne sont pas disponibles a minima en anglais.

De plus, il sera tout aussi important de préparer les voyageurs d’affaires à réagir en cas de crise selon des procédures clairement définies.

 

Débrouillardise et responsabilités

 

Si la débrouillardise et l’adaptabilité des salariés français ne sont plus à démontrer, il n’en reste pas moins vrai que la sécurité/sûreté de tous les salariés d’une entreprise est placée sous la responsabilité directe de son dirigeant.

En l’espèce, tout dirigeant d’entreprise a une obligation de résultat versus une obligation de moyens, comme le démontrent des jurisprudences constantes en la matière (jurisprudences Karachi, Jolo, etc.).

Plus que jamais, un voyage d’affaires à l’étranger n’est en aucun cas une démarche anodine, car si, dans la plupart des cas, tout se déroule sans anicroche, il est des cas où la situation peut être bien plus compliquée, voire très rapidement ingérable.

Comme le démontrent les 2 enquêtes qui ont été citées, il ne fait aucun doute que la sécurité dans son sens générique est bien une préoccupation des parties prenantes. Néanmoins, les notions de risques et de menaces sont des notions qui restent floues, et ce pour 2 raisons principales : le manque de culture sûreté/sécurité ou plus simplement le déni.

 

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J’ai fondé HAXXOM pour pouvoir faire les choses autrement, pour apporter de l’innovation et une vision stratégique à la sûreté, un secteur encore obscur pour beaucoup… Je voulais, tout simplement et en toute humilité, participer à lui rendre ses lettres de noblesse afin qu’elle soit génératrice de valeur pour les entreprises.
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