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L’intérêt des simulations de crise : de la théorie à la pratique

20/11/2017 par Charles VAPPEREAU

 

Simulation de criseQuelle que soit sa nature, la crise contraint l’organisation qu’elle touche à faire face à l’incertitude. Ni son avènement ni son ampleur ne pouvant être déterminées à l’avance, les seules méthodes permettant d’y faire face efficacement sont l’anticipation, d’une part, et la préparation, d’autre part.

La prévention d’une crise par l’identification des risques et menaces qui pèsent sur le bon fonctionnement d’une organisation revêt une importance capitale pour sa sauvegarde. Elle permet d’anticiper les situations non conformes et, bien souvent, de les résoudre avant même qu’elles n’aient pu prendre de l’ampleur.

Néanmoins, aussi poussé qu’il soit, aucun dispositif n’est infaillible, car la principale caractéristique de la crise est de frapper là où l’on ne l’attend pas. Et lorsque celle-ci advient, seule la préparation des organisations, mais surtout des femmes et des hommes qui la composent, est à même d’en réduire la durée et l’ampleur et d’en limiter les conséquences néfastes.

Les options de préparation sont nombreuses. La mise en œuvre de procédures, l’équipement d’infrastructures dédiées ou encore la constitution d’équipes spécialisées sont autant d’étapes essentielles à l’anticipation de la gestion de crise. Toutefois, l’unique moyen de s’assurer du bon fonctionnement du dispositif est de le mettre à l’épreuve dans des conditions proches du réel. À cet égard, la simulation est l’outil le plus efficace pour évaluer le niveau de préparation d’un organisme à affronter une crise.

 

La simulation de crise comme « test de résistance » d’un dispositif de crise

 

L’organisation d’exercices de simulation de crise couvre plusieurs objectifs. En premier lieu, il met en évidence les dysfonctionnements du dispositif théorique qui, bien qu’il soit généralement conçu pour faire face à divers scénarios identifiés, est confronté à des situations extrêmes, dans la lignée des tests de résistance qui sont pratiqués dans l’industrie pour s’assurer de la viabilité et la durabilité d’équipements et de systèmes. Les manquements opérationnels, matériels ou encore humains mis à jour peuvent ainsi être corrigés pour atteindre un degré supérieur d’efficience.

Pour ce faire, les exercices de simulation de crise s’articulent généralement autour de scénarios délibérément outranciers – mais relevant toujours du possible, bien que les enchaînements d’événements soient improbables – destinés à pousser les dispositifs dans leurs derniers retranchements. Ils cherchent surtout à mettre en évidence le fait que la bonne gestion d’une crise repose avant tout sur l’adaptation d’un dispositif à une situation fluctuante qui échappe souvent à tout contrôle.

Mais au-delà du test de résistance des dispositifs, la simulation de crise offre l’opportunité aux acteurs impliqués de commettre des erreurs, luxe auquel ils n’ont pas droit lorsqu’ils font face à une situation réelle. Les exercices de simulation de crise permettent ainsi d’expérimenter, d’oser, de faire preuve d’inventivité – tout en respectant le cadre général défini – et, ce faisant, de mettre en lumière des solutions innovantes aux problématiques rencontrées.

 

L’apprentissage par l’expérience

 

L’emploi du terme « résistance » n’est ici pas anodin, car la gestion d’une crise peut s’apparenter à un marathon pour les personnes qui sont associées au processus. À cet égard, l’objectif des simulations de crise est de faire prendre conscience aux membres des cellules de crise que l’exercice requiert un engagement physique et mental total ; un aspect que les parties prenantes négligent trop souvent.

De même, alors que la plupart des organisations qui se préparent à la crise disposent d’équipes ad hoc, ce type d’exercices de simulation de crise permet aux membres de la cellule de crise d’endosser un rôle auquel ils ne sont pas habitués. Les simulations de crise sont ainsi révélatrices des forces et faiblesses de chaque acteur qui, dans la plupart des cas, se transcendent et acquièrent un surcroît de confiance.

Et ce qui est valable pour les individus l’est aussi pour le groupe ; les exercices de simulation de crise jouent ainsi un véritable rôle de team building en ce qu’ils créent une réelle cohésion entre les acteurs d’une cellule.

En résumé, si la simulation de crise doit faire partie intégrante de toute stratégie de gestion de crise, sa portée va bien au-delà. En se confrontant à une adversité contrôlée, l’organisation se prépare à affronter la tempête, mais gagne également en efficacité et sérénité par temps calme.

 

 

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J’ai fondé HAXXOM pour pouvoir faire les choses autrement, pour apporter de l’innovation et une vision stratégique à la sûreté, un secteur encore obscur pour beaucoup… Je voulais, tout simplement et en toute humilité, participer à lui rendre ses lettres de noblesse afin qu’elle soit génératrice de valeur pour les entreprises.
Jean-Jacques RICHARD, président d’HAXXOM

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